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L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

Publié le par Andre Marie Springer

Nous sommes dans le Sud de l’Inde, dans le village de Mahabalipuram dans l’état du Tamil Nudu, à une heure au Sud de Chennaï. Mahabalipuram est de nos jours un petit village de pêcheurs, de sculpteurs sur pierre (une activité qui perdure depuis le VIIIème siècle) et un site touristique et archéologique important. Le site comprend de nombreux monuments datant de l’époque des Pallava : le temple du Rivage qu’on présente comme un des premiers exemples de temples construits en pierres (c’est faux, il y a de nombreux monuments antérieurs), les 5 rathas,  monuments monolithiques qu’on présentait jadis comme les bases de l’architecture indienne avec différents essais et une liturgie les rattachant au Ramayana (c’est faux, ce sont bien des essais mais les temples n’ont jamais été consacrés ni parfois terminés) et enfin le plus, un grand bas-relief intitulé au choix la Pénitence d’Arjuna (le Ramayana a encore frappé, il y a eu certainement un lettré anglais qui l’avait lu et qui en faisait une phobie qu’il a exorcisée sur les monuments de la ville) ou la Descente du Gange. Personne n’ose se mouiller et dans les guides on trouve les deux explications, certains auteurs allant jusqu’à prétendre qu’il est possible après tout qu’on puisse trouver un double sens, etc…

On va s’occuper du grand bas-relief et tenter une interprétation.

D’abord on ne va pas prendre les Pallava pour des partisans de l’acte gratuit, du happening style je te creuse une falaise pour le plaisir. Le bas-relief est un des plus grands du monde : 27 m de largeur sur 9 m de hauteur avec plus d’une centaine de personnages ou animaux. Petite question: pourquoi sculpter un gros rocher, qu'elle en sera l'utilisation? Nous allons tenter d'y répondre. Voici le bas-relief.

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

Vous remarquerez que pour le même prix vous avez sur la gauche une structure creusée dans la roche. Etant côte à côte il conviendrait peut-être de se poser la question de savoir si elles sont liés.

On s’occupe d’abord du bas-relief. Zoom.

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

On laissera de côté l'interprétation Pénitence d'Arjuna qui ne tient vraiment pas la route. Allez, c'est parti pour la belle histoire : il y a très très longtemps le dieu Brahma créa la déesse Gange de la sueur des pieds de Vishnu. Non, c'est comme ça, la poésie ça ne se discute pas. Puis il y a très longtemps régnait sur la ville d'Ayodhya le roi Sagar. C'était un roi très puissant. Il l'avait montré en pratiquant le prestigieux rituel du Cheval, l'Ashvamedha, qui durait un an. Lui, il l'avait fait une centaine de fois. Attention, on n'ordonne pas des rituels pour le plaisir, il n'y a que les imbéciles et les prétentieux pour faire ça. En Inde, tout rituel sert à acquérir des pouvoirs pour influencer les dieux sinon on ne voit pas l'utilité. Pour Sagar les 99 premiers rituels du Cheval lui permirent d'obtenir par magie soixante dix mille fils. Le succès attire toujours les jaloux. Ici c'est le dieu Indra qui piqua le centième cheval et le cacha dans l'ashram du rishi Kapila. Un rishi c'est un sage avec beaucoup de pouvoirs magiques vues les mortifications qu'il a effectuées et il a un peu une ligne directe avec dieu. Sagar, ne voyant plus son cheval gambader, envoie ses 70 000 fils à la recherche de l'animal. Ils le retrouvent chez le sage Kapila qui méditait peinard.

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange
L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

Et je te réveille le Vieux et je te le traite de voleur. Ça gonfle terrible Kapila qui ouvre les yeux, un petit froncement de sourcil et hop les 70 000 fils de Sagar sont réduits en cendre. Voilà ! ils n'avaient qu'à être polis. Et en plus, comme les rites funéraires n'avaient pas été accomplis, ils se transformèrent en fantômes. Évidemment 70 000 fantômes malpolis ça a donné mauvaise réputation à la famille. Beaucoup plus tard, un des descendants de Sagar se dit que bon, il fallait que ça cesse ces histoires de 70 000 fantômes. Il s'appelait Bhagiratha et pratiquait le yoga. À l'époque, désolé de vous décevoir, on ne pratiquait pas le yoga pour se décontracter et faire le malin devant les filles en se touchant la tête avec le pied; non,on avait des arrières pensées. "Pas cap de rester 10 ans avec deux bras levés au-dessus de la tête ? Hop ! Je te le fais pendant 1000 ans !" Ça donne du pouvoir, ça montre aussi les origines chamaniques du yoga (il n'y a pas que ça mais c'est trop souvent négligé).

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

Très fort, Bhagiratha fait pression sur le dieu Brahma. Ce dernier ordonne à la déesse Ganga de retrouver les 70 000 fils-fantômes et de purifier leurs cendres de son flot. Ganga est obligée d'obéir à son papa. Mais c'est qu'elle prend la mouche : "Oui, on me sous-estime en me donnant des boulots pas possibles : purifier les cendres de 70 000 pèquenauds mal élevés qui n'ont eu que ce qu'ils méritaient et patati et patata...." La Ganga elle se fait de l'auto-allumage en fâcherie grave. "Tiens puisque c'est comme ça c'est la Terre entière et ses habitants que je vais te purifier". Là, le Bhagiratha il se la joue fin : remortifications mais faciles là par rapport aux 1 000 ans avec les deux bras au-dessus de la tête : il reste un an sur un pied. Grâce à ses pouvoirs acquis par ses mortifications il va voir Shiva, le patron des yogis et lui demande de l'aide. Shiva c'est le roi des yogis et il sait prendre aussi les filles, une sorte de play boy avant l'heure. Il amortit la descente de Ganga dans ses cheveux. Elle apprécie et se calme. Elle deviendra même sa seconde épouse, même si la première, Parvati, fait la gueule parce qu'elle n'est pas partageuse.

On revient au bas-relief.

On peut diviser l'ensemble en 4 parties

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange
L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

Le bas naturellment représente le monde souterrain, il est bien délimité.

On s'occupe tout de suite de la partie n°3 en bas à gauche.

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange
L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

C'est clair elle est très peu sculptée par rapport aux autres éléments de l'ensemble. On y voit une structure identique aux Rathas monolithiques que l'on trouve dans la zone archéologique de la ville, le temple est certainement dédié à Vishnu; à gauche un homme en position de méditation, sans doute le Rishi Kapila avant qu'il ne soit dérangé par les 70 000 fils (la légende situe l'action dans une grotte). On voit d'autres personnages bras levés au-dessus de la tête, allusion à l'ascèse de 1 000 ans de Bhagiratha. On peut aussi s'imaginer une tradition de piété et de pratique. L'explication la plus couramment avancée à l'absence de sculptures sur cette partie de  la composition est qu'elle n'a pas été terminée; on ne voit pas pourquoi, tout l'oeuvre semble avoir été composée et réalisée rapidement; il y a une grande unité stylistique. On distingue par contre des encoches dans la roche, à gauche; l'explication la plus plausible est ci-dessous. Elle justifie l'absence de sculptures puisqu'elles seraient cachées par une structure permettant de descendre au pied du bas-relief.

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange
L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

A droite, en bas, de grands éléphants avec leur progéniture sont sculptés. Symboles de stabilité, de paix, traditionnellement associés avec Vishnu et/ou Shiva, ils symbolisent la puissance royale et évoquent également la famille royale. Les armées indiennes étaient capables d'aligner des centaines d'éléphants de combat. Ici, ils peuvent aussi figurer les piliers soutenant le monde souterrain, faisant le pendant et la continuité du panneau de gauche.

Sur la gauche de la composition on voit un chat yogi imitant le Rishi Bhagiratha devant un public de souris fascinées. La scène illustre, avec une ironie certaine, un dicton populaire conseillant de se méfier des faux sâdhus.

 

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

L'ensemble de la composition est également divisée verticalement par un sillon assez profond. Il s'agit évidemment du lit du Gange. A l'intérieur de la crevasse on aperçoit des divinités serpentiformes des deux sexes, les nagas. Ces derniers sont des gardiens de trésors (le vieux mythe universel du dragon). Ils symbolisent également la fertilité et la prospérité. Dans un sens ésotérique, dans le yoga, le serpent symbolise la kundalini, énergie primordiale au sein de chaque être humain mais aussi représentation de la force vitale féminine (shakti) de Shiva.

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

Au dessus de l'ensemble du bas-relief, on distingue les vestiges de ce qui fut un réservoir d'eau. Cela devait donner ça:

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

La partie supérieure est consacrée aux mondes terrestres et célestes; dieux, déesses, rois et reines cotoient des animaux emblématiques (le lion Pallava), réels ou imaginaires (les femmes-oiseaux kinnara) dans une certaine confusion très calculée. Il est très difficile de dire qui est quoi et cela est certainement très volontaire. 

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange
L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

Sur la droite du panneau se tient le dieu Shiva reconnaissable à ses 4 bras (cela montre qu'il est très actif, un peu comme dans une b.d.) A côté de lui se tient un ascète, sans doute notre ami Bhagiratha. Vous remarquerez les striures sur le haut du bas-relief; elles canalisaient l'eau et permettaient de créer un véritable rideau aquatique dont le cours et le débit étaient contrôlés.

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L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

On aperçoit le roi Pallava Mahendravarnam en compagnie de ses trois épouses. C'est quasiment une signature indiquant que le monument est à usage royal, donc pas touche. Il ne fait aucun doute que la famille royale Pallava utilisait ce dispositif lors de cérémonies. Mais pourquoi, qu'est ce qui a poussé ces gens a faire sculpter ce décors. Car c'est de cela qu'il s'agit: un décors de théâtre. La façade sculpté raconte beaucoup de choses, comment était-elle utilisée, pourquoi ?

D'abord qui étaient les Pallava ? C'est une dynastie qui fut à la tête d'un puissant royaume englobant une partie du Sud de l'Inde et dans sa plus grande extension le Centre-Ouest de l'Inde. Les premiers Pallava se situent vers 300 après J.C. et en 900 c'est terminé. Leurs heures de gloire tournent dans les années 700 à 800. Attention, c'est du lourd les Pallava. Leur royaume n'est pas uniquement terrestre et militaire. Mahabalipuram est le principal port du royaume. C'est un lieu très important et la bourgade actuelle n'est certainement que le pâle reflet de ce qui devait être la capitale économique du royaume. Si des commerçants chinois, européens étaient présents à Kanchipuram, la capitale,  ou à Mahabalipuram, le grand port, les Pallava étaient actifs eux aussi à l'étranger par l'établissement de comptoirs commerciaux en Asie du Sud-Est et en Indonésie. Les comptoirs établissaient des points d'échanges commerciaux, culturels et religieux. L'écriture Pallava est à l'origine des écritures birmanes, javanaises et khmères. Contrairement aux autres dynasties du coin, les Pallava ne sont pas cités par des anciens textes style Védas, Upanishads. Rien à leur propos. C'est dire que les mauvaises langues allèrent bon train: et que je te raconte des horreurs sur leur origine pas nette, et que ça pourrait donner des idées à d'autres, et que le pouvoir n'est pas trop légitime, et qu'il faut quand même se méfier de ses sujets et de ses alliés. Vous voulez savoir à quoi ressemblait un ou une Pallava ? Facile, on a des images sur les temples.

 

 

Bon, ils n'étaient pas tous comme ça; faut pas rêver...

Bon, ils n'étaient pas tous comme ça; faut pas rêver...

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange
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Vous avez remarqué le bonnet Phrygien; ça n'est très indien ça, plutôt iranien et à l'époque il y a des bruits qui courent sur l'origine iranienne des Pallava et donc de leur non-appartenance au monde indien, en gros complétement intouchables dans le mauvais sens du terme. Gros, gros problème...

La période est compliquée: le Bouddhisme est en perte de vitesse (petit rappel : l'Inde actuelle n'est pas vraiment un pays bouddhiste: uniquement moins de 1% de la population et le changement date de cette époque, le VIIIème siècle). Il y a, à cette période, un renouveau de l'Hindouisme: il aura ses racines dans le Nord en Uttar Pradesh notamment et dans les territoires Pallava. Tout une iconographie et une mythologie se créent et se codifient. Allez tant qu'à faire autant glisser un peu de propagande en faveur de la famille Pallava. Car c'est là que le bât  blesse: il semblerait qu'ils aient un manque de légitimité ou des racines étrangères (iraniennes, le bonnet phrygien en est un exemple). Alors on va faire un coup classique: diviniser une famille.  Ça semble banal de nos jours (la famille royale thaïlandaise en est un archétype) avec les gens qui sortent des écoles de pub, les médias qu'on peut manipuler, charmer, cajoler, réprimander. A l'époque rien de tout ça: il a fallu tout inventer. Et ils étaient forts les bougres. Tout d'abord il faut rendre la famille royale intouchable: un seul moyen, la diviniser par identification aux dieux dont on est en train d'écrire la mythologie et de codifier les symboles. Le roi c'est Vishnou ou Shiva. Littéralement on va faire jouer au roi ou au prince le rôle de Shiva. Allez un peu d'imagination: on taille une falaise avec des sculptures qui racontent l'histoire de la descente du Gange sur Terre; descente qui risque de rayer l'humanité de la carte... Et c'est qui qui sauve la mise ? Shiva-le Roi bien sur. Là c'est facile: du luxe, des tentures, un escalier doré, pourquoi pas de l'eau colorée, de la musique, des animaux, des prêtres, des cadeaux, un jour férié, on nourrit gratos tout le monde, le roi peint en bleu avec plein plein de bijoux (en bleu parce que la peau de Shiva est bleue - pour les indos-iraniens bleu=noir depuis la plus haute antiquité, c'est souvent le même mot) qui te descend l'escalier: tu rajoutes quelques filles nues et on a un succés mieux que les Folies Bergères. Et je m'installe dans la crevasse du lit du Gange, sur un pied (je peux me tenir sur les côtés) les mains au-dessus de la tête comme Bhagiratha pour amortir le choc quand on va ouvrir les vannes du réservoir et que je vais recevoir la Ganga dans mes cheveux. L'important c'est qu'à la fin le roi = Shiva. Un dieu... et on ne touche pas à un dieu, c'est très vilain. On ne touche pas non plus à la famille du roi-dieu. Un des thèmes de sculpture le plus répandu de l'époque sera la famille de Shiva: Shiva + Parvarti + le gamin Skanda (roi de la guerre, quand même; il faut laisser percer une petite menace) On appelle ça Somaskanda et on en trouve partout dans les temples Pallava. Le message est simple: c'est sacré et tu ne touches pas.

L’ondoiement du Prince 1 : Inde - Tamil Nadu - Mahabalipuram - Descente du gange

Fin de la première partie.

La seconde traitera du petit bâtiment à gauche de la Descente du Gange. Il existe certainement tout une signification ésotérique et on pourrait faire une lecture du bas-relief liée au Yoga. Certainement... mais je ne suis pas un spécialiste de la chose donc je m'abstiendrai.

Mahabalipuram, de nos jours, c'est très touristique. On dit que c'est une station balnéaire. Bien sur, comme partout en Inde, évitez de vous baigner sur la plage, notamment les dames; de toute façon la plage est sale. Visitez le village des sculpteurs (facile à trouver: au bruit). Ils utilisent un peu d'appareils électriques mais en gros l'esprit est encore celui des ateliers du VIII ème siècle.

Il n'y a pas que la descente du Gange à Mahabalipuram: un temple sur le rivage, des petits temples monolithes sculptés et superbes, des temples sculptés dans la roche, une zone archéologique importante. Au pas de charge comptez une journée, style contemplatif 2.

Question climat on est dans la zone tropicale: il y a du palmier et ça cogne. Janvier et février sont les périodes idéales (moyenne des températures 31° en journée et 22 le soir). Mars et avril c'est encore bien mais après jusqu'en septembre c'est au dessus de 35°.

Question achats c'est fini. Jadis il y avait des boutiques de bois près de la plage avec parfois des bijoux ethniques très intéressants mais elles ont été balayées par le tsunami de 2004. Peut-être réapparaîtront-elles un jour...

Si vous ne donnez pas dans le style routard et que vous disposez de votre voiture particulière optez pour l'Ideal Beach Resort, en dehors de la ville, près d'un village de pêcheurs, au calme, magnifique piscine et d'une propreté exemplaire : c'est parfait. Bonus: très bon restaurant de fruits de mer. L'endroit peut être un sas d'acclimatation lors de l'arrivée ou quelques jours de récupération avant le départ. Une adresse rare.

Pour ceux qui veulent jouer à Indiana Jones avec leur bouteille de plongée: les pêcheurs ne cessaient jadis de raconter qu'ils distinguaient par temps clair des structures un peu plus loin en mer. Grosses rigolades des scientifiques; surtout qu'en plus il existe une légende populaire sur les 7 merveilles disparus de Mahabalipuram. Il en resterait une: le temple du Rivage. Les autres seraient disparues dans la mer suite à un cataclysme. En 2004, lors du tsunami, juste avant, lors de la phase de reflux, beaucoup de gens présents ont distingué des structures dans la mer. Ce fut court mais tous sont unamimes. La vague du tsunami a en outre découvert des structures enfouies sur la plage. Les archéologues ont moins rigolé. La marine indienne a utilisé ses sonars; verdict: il y a bien des structures anciennes sous l'eau. On a aussi retrouvé les traces d'un énorme tsunami qui a eu lieu au XIII ème siècle.

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